11 Dec 2008

Quelques jours que je n'ai pas écrit. Je ne sais pas vraiment pourquoi  quoi que je m'en doute un peu. Vendredi et Samedi dernier, j'ai pris du Actiq 200 pour la première fois et je pense que j'en subis maintenant les effets secondaires (depuis quelques jours) En effet, j'ai des nausées en permanence mais elles restent supportables quoique constantes, parfois des petits malaises (tête qui tourne), et surtout, de grosses brulures d'estomac. En début de semaine, j'avais mis tout ça sur le compte du dui-ant. en me disant que j'y devenais peut-être allergique, mais je crois que la bonne réponse est là.

Enfin, hier soir, j'ai encore passé une soirée pourrie avce deux Di-Ant. et les électrodes. J'étais vraiment sur la limite de reprendre du Actiq mais j'ai résisté. Ce faisant, j'ai souffert pas le martyr mais peu s'en faut.... J'ai serré les dents et j'ai réussi à tenir et j'en étais contente car accumuler les effets secondaires, ça ne m'enchante pas, disons que ça ne me facilite pas la vie.

 

Hier après-midi, j'étais passée voir Laetitia et David et ça m'avait fait du bien de faire cette petite pause. Ensuite, je suis partie à la relaxation. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais presque bien. Je veux dire que depuis qulques jours, ma tête est plus légère (moins encombrée) : je pense que ce sont là aussi les effets de la morphine non ? toujours est-il que j'ai moins d'idées sombres et je suis plus légère (enfin, au sens propre car vu que je me suis un peu lâchée sur le chocolat ces derniers temps.. je crains le pire à moins que mes nausées ne fassent l'effet contraire).
Pour la première fois, j'ai passé une séance de relaxation idéale où je suis bien rentrée dans le jeu sans forcer, naturellement et c'était très agréable, sauf que tout s'est gâté pendant la discussion. La première à parler a été une jeune fille de 17 ans qui était hospitalisée à Esquirol suite au décès de son papa il ya 5 ans, après la tempête donc. Elle a raconté comment les choses se sont passées et je n'ai eu qu'une envie : me sauver. J'ai failli le faire vraiment. C'était HORRIBLE. C'est le mot que je dois utiliser et encore, en majuscules.Son père a voulu arracher une souche avec un tracteur : les seuls mots "souches" et 'tracteur" me font frémir.. Il n'a pas voulu qu'elle monte sur le tracteur parce que c'était dangereux. Elle l'a donc regardé. Et elle a vu le tracteur se cabrer et son père tendre la main dans un signe d'appel à l'aide vers l'aide, et le tracteur l'a écrasé devant elle. L'horreur absolue. Depuis, elle se reproche de ne pas avoir insisté pour être sur le tracteur parce que peut-être le tracteur ne se serait pas retourné, peut-être qu'elle aurait pu appeler les secours plus vite,etc..Elle pensait aussi que sa mamn ne l'aimait plus pace qu'elle travaillait beaucoup et était souvent absente : elle en a conclu qu'elle lui en voulait peut-être, qu'elle pensait qu'elle aurait pu sauver son papa, etc.. Que de malentendus terribles. J'étais en larmes et je lui ai expliqué qu'elle n'aurait rien pu faire et  que dans ces circonstances, chacun réagit à sa façon, sans y être préparé, que tout est d'une telle violence, que c'est un tel traumatisme et que personne ne sait comment l'appréhender.Souvent, les deuils au lieu de rapprocher les gens les éloignent. C'est encore pire. Je suis sortie de là-bas ; DEVASTEE. Dommage parce que vraiment j'avais le sentiment d'aller bien en y arrivant. Maintenant, continuer à vivre, bien sûr il le faut comme il faut boire et manger pour ça. ça ne veut pas dire qu'on oublie, juste qu'avec le temps, la cicatrice fait un peu moins mal.

Ensuite, j'avais rv avec la psy : 3/4 d'heure d'attente au moment où il ne me fallait ^surtout pas ça. J'étais vraiment encore bouleversée et j'aurais voulu rentrer chez moi. Je ne savais même plus pourquoi j'étais là-bas. Quand je suis arrivée, cerise sur le gâteau, elle n'avait pas encore ouvert l'enveloppe contenant ce qu'elle m'avait demandé d'écrire pendant ces deux dernières semaines et que je lui avais fait porter par christian à midi pour être sûre qu'elle l'aurait ) temps...  Je n'avais plus envie de parler de moi. Quand j'ai évoqué ce qui venait de se passer, elle a eu l'air étonnée et m'a dit ; Et ça vous a mis dans un état pareil ??

Il y a des choses que j'ai du mal à saisir. Qu'est-ce qui pourrait me toucher davantage que cela ?

 

Bref..
Elle n'a plus parlé d'hospitalisation. j'ai accepté de prendre un anti-dépresseur alors qu'il y a tous les risques que j'écope des effets secondaires qui vont s'ajouter à ceux du Actiq.. Je ne sais pas combien de temps je supporterai car ça voudra dire que je ne peux pas faire mes soins qui me sont pourtant indispensables alors où sera le gain ?

Je suis repartie complètement UP/SIDE/DOWN et je le suis encore.

Non, Madame la Psy : il ne suffit pas de tirer un trait sur une histoire douloureuse pour l'oublier.

J'oubliais : elle a dit que j'avais bien besoin d'aide pour essayer de surmonter mes douleurs.

 



Article ajouté le 2008-12-11 , consulté 1 fois

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