I16 Juillet 2008 :l y a des jours comme ça,
des jours où je n'avance pas ou si peu.. où je cherche tout et ne trouve rien : le pire, c'est que les objets en question doivent être sous mes yeux ! Rien de plus frustrant. Imaginez-vous qu je cherche une jupe, j'ai bien dit une jupe. Elle ne peut donc pas être à 36 endroits (dans le placard habituel), mais non : j'ai défait les piles, sorti les cintres : rien à faire ! Et bien sûr, c'est de celle-ci dont j'ai besoin ! ça m'éneeeerve !
Ce matin, c'était le cas avec le carnet de santé des chiennes qui doivent aller aujourd'hui en pension pour 5 jours. C'est la première fois. Elles ne seront pas seules puisqu'elles seront avec les chiens de Laetitia : ça va être la fête !.. mais nous, nous stressons à l'idée de ce qu'elles vont ressentir, s'ennuyer, etc... Elles vont quand même dans une pension 4 étoiles près d'Angoulême (faut le faire : 100 km pour les emmener). Apparemment, elles vont être choyées : Nous allons payer pour ça !Pour les chats, c'est plus simple ou plus compliqué : Pas possible de les déménager. Je vais leur mettre un bon stock de croquettes à plusieurs endroits ainsi que de l'eau. Cathy va passer aussi un jour sur deux Difficile de faire plus : tout le monde travaille. Heureusement, c'est l'été et ils passent beaucoup de temps dehors tant le jour que la nuit. Nous ne partons que 4 jours : c'est peu mais c'est compliqué à organiser. Parfois, je rêve de ne plus avoir d'animaux : c'est vrai qu'ils nous apportent beaucoup, qu'ils sont adorables mais quelle privation de liberté pour nous !
Le temps me semble long aujourd'hui : Pourtant, j'ai des choses à faire. Pour l'instant, je vais bien et j'en profite : j'apprécie chaque instant.
En fin d'après-midi, nous allons passer à Flavignac pour dire au revoir aux beau-parents... ça n'est pas pour longtemps mais ça les rassure ou alors, ça va les inquiéter et déclencher quelque chose... Pourquoi faut-il toujours s'occuper des uns et des autres, s'inquiéter pour les uns et les autres ?
Lundi, nous sommes allés voir le spectacle de danse de Cathy qui avait lieu dans le parc du château de Bosmie : c'était sympa, il faisait beau. Nous avions emporté une couverture et un coussin pour être plus à l'aise mais la meilleure position a été de me mettre entre les jambes de Christian et de m'appuyer contre lui Hier, Cathy m'a dit que ça l'avait émue de nous voir ainsi, qu'on avait l'air très amoureux ...! Ce n'est quand même pas nouveaux même si je voudrais que cela arrive plus souvent !!!
ça, c'était lundi. Hier, mardi, il a passé toute la soirée jusqu'à plus de minuit sur l'ordi dans le bureau et dans ces moments-là, pas de communication : les boules ! j'ai vidé une armoire, essayé de jeter des vêtements mais le tri avait déjà été fait il y a peu donc il n'y avait pas grand'chose à faire.. j'ai remis un peu d'ordre : je fais partie de ces gens qui peu de temps après avoir rangé leur armoire, la retrouve toute en désordre : christian est pareil. J'envie les gens qui ont des armoires bien rangées tout le temps !
Double tentative de suicide : D'un coup, je viens de manger encore deux carrés de chocolat : Ils étaient trop tentants dans la plaque entamée : tant qu'elle ne sera pas finie : DANGER ! Qui a dit qu'il fallait se faire plaisir ? Je me contente d'obéir. Oui mais au bout de quelques minutes, le remords déjà m'assaillit : Et la tunique que je voulais mettre dimanche, m'ira t'elle encore ? (le gros plus de la mode de cet été, c'est que toutes les femmes peuvent la porter parce qu'elle est gentiment ample et colorée : il y en a pour tous les goûts). Pour me dédouaner un peu à midi, j'ai mangé une assiette de tomates et mozarella, accompagnée d'une petite tranche de pastèque. Est-ce que je peux être pardonnée ? En fait, je suis un peu euphorique aujourd'hui : il y a longtemps que ça ne m'est pas arrivée... Le départ qui approche ?
Je vais me faire encore un petit coup de valises, c'est-à-dire que je vérifie les vêtements que j'emporte...et Christian fera de m^me, mais au dernier moment, lorsque tout sera bien rangé dans la valise : c'est toujours un moment crucial où j'ai envie de l'étrangler !
A cette heure, June (mon amie anglaise) a déjà dû quitté Birmingham. Elle doit être dans l'avion en direction de Genève. Je vais l'appeler à son arrivée.
Qui est June ? Lorsque mes enfants étaient petits, j'avais pensé que la formule d'avoir une fille au pair à la maison était très arrangeante pour nous En tous cas, ça leur permettait de rester un maximum à la maison plutôt que d'être trimballés de droite et de gauche avant que je parte travailler. Je pensais aussi que ça leur ouvrirait l'esprit de cotoyer des personnes étrangères et qu'ils retiendraient plus facilement l'anglais. En fait, ils ont surtout appris. les gros mots ! Mais les dix années de "filles au pair" feront un jour l'objet d'un livre croustillant : une expérience inoubliable qui a laissé des traces puisque l'une d'elles, Maggie, a épousé mon frère Philippe et que June est devenue mon amie et celle de la famille : Une vraie personnalité cette fille de dix ans ma cadette : une tornade surtout quand elle parle avec son accent et son vocabulaire typiques de Birmingham ! Il me faut toujours un petit moment pour attraper le flot (flow ?), mais c'est une montagne de gentillesse et d'humour, british bien sûr, et j'aime ça. Pour mes parents, le week-end de fête va commencer aujourd'hui avec son arrivée !
Rassurez-vous, je n'écris pas tous les jours autant : Parfois, c'est plus ! J'en ai déjà rempli des pages : Quand j'étais petite, j'écrivais mon journal : je le dédiais à mon idole "Claude François". Chaque page commençait ainsi : A mon cher claude". J'espèrais qu'un jour je le rencontrerais et que je le lui ferais lire. En fait, je l'ai rencontré (dans de nombreux spectacles) mais j'ai compris alors que je ne le lui aurais jamais remis : une idole doit rester intouchable et c'est bien ainsi. D'ailleurs la vie (ou plutôt sa mort) ont fait que ça ne sera jamais chose possible. Donc, j'ai écrit environ 20 cahiers dans lesquels je collais mes photos préférées ou des petits riens qui seraient à leur place dans des musées aujourd'hui (tickets d'entrée de bal, de cinéma, etc). Dans tous mes déménagements, mes cahiers m'ont suivie. Et quand je me suis mariée et que les choses ont commencé à se passer différemment de ce que j'avais espéré, j'ai repris l'écriture. C'est ainsi que j'ai plein de bouts, de feuilles, de cahiers, de blocs, etc. J'ai 56 ans aujourd'hui et ma vie n'a pas été de tout repos ! J'ai rassemblé certains de ces écrits. J'ai fait un premier livre (à usage familial : juste pour expliquer un jour certaines choses de mon mariage à mon divorce). J'ai publié 3 recueils de poésie J'en ai plein d'autres en attente. Et j'ai tous ces textes que j'ai mis (en partie) dans mon premier blog. Ce qui me freine : c'est de dire certaines choses très personnelles. J'essaie de ménager certaines personnes et je me demande si un jour, je pourrai dire vraiment tout ce que j'ai sur le coeur ?? Pour l'instant, certaines pages restent sur le papier parce qu'elles engagent trop de monde.. Dommage, parfois la vérité est bonne à dire, mais les conséquences ..! je ne suis pas assez forte pour les assumer.
Et donc j'écris : c'est ma thérapie : En principe, c'est bien ressenti car mes lecteurs sentent que je suis sincère. Je ne calcule rien. j'écris d'un jet. Pendant plusieurs années, j'ai été pigiste pour plusieurs journaux dont le Dauphiné Libéré. J'ai adoré faire ça : Et là aussi, quelle thérapie pour une timide comme moi qui préfèrera mourir de soif plutôt que rentrer dans un bistrot, mais là, parce que j'avais une carte de presse dans mon sac, je me sentais une autre. Lorsque je me préparais pour aller faire un reportage, j'endossais le rôle d'un personnage. C'était plutôt agréable car tout le monde me cirait les pompes dans l'espoir d'avoir un reportage le plus sympa possible ce qui n'était pas gagné avec moi car n'étant que peu payée, mon luxe était d'écrire ce que je pensais avec mes mots et mon humour ce qui me différenciait des articles conventionnels de mes collègues. Mais très vite, les lecteurs demandaient au journal de m'envoyer sur les reportages ce qui était plutôt flatteur. C'est ainsi que j'ai appris plein de choses, rencontré plein de gens incroyables ou incroyablement cons aussi (ça arrive). J'ai rencontré de belles personnes quand je m'y attendais le moins, j'ai pu aider des gens dans la détresse en faisant connaître leur histoire (je vous en raconterai peut-êrte une très belle un de ces jours). Comme j'étais maligne, j'avais décidé de joindre l'utile à l'agréable et j'ai rapidement proposé au journal d'assurer les reportages du Cabaret du Casino de Divonne-les-bains à son époque de gloire dans les années 80. Personne n'avait jamais voulu faire cela car les spectacles se passsaient tard le soir, mais ça ne me dérangeait pas. Je reviendrai là dessus un peu plus tard sinon la journée n'y suffira pas. Ensuite, j'ai demandé aussi à suivre les spectacles à Genève. Je me suis régalée gratuitement des années durant, ma seule obligation étant d'avoir les tenues adéquates, d'aller toutes les semaines chez le coiffeur (trop dur) et d'écrire les articles.
L'été, les pages des quotidiens et même des hebdo sont souvent maigres. Je préparais donc des reportages d'avance sur une de mes activités favorites : les meilleurs restaurants de la région ! Bien sûr, les restaurateurs étaient ravis et j'avais table ouverte partout. Je me suis régalée et les lecteurs aussi.. C'était la belle époque.
Pour me faire plaisir, et pour satisfaire un petit côté légèrement féministe (divorcée en 1980 ça n'avait rien à voir avec aujourd'hui) et j'avais créé une rubrique que j'intitulais "Paroles de Femmes". ça été un succès. Elle paraissait le mardi et les gens l'attendaient ! Peut-être que je reproduirai les meilleures si ça intéresse certain(es).
Je ne sais même pas comment j'en suis arrivée à raconter tout cela alors que j'ai autre chose à faire et que l'ordi finit par chauffer sur mes genoux !!!!

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