2 Août 2008 - Fibro toujours..

Quand j'y pense, depuis deux semaines, je n'ai pas eu bcp de répit au contraire ! j'ai même l'impression que ça empire. Ce matin, rebelote vers 11 h : J'ai pris ce qu'il fallait mais voilà, il est 16 h et je commence juste à aller un peu mieux, mais où sont passées toutes ces heures ? Perdues. Je suis toujours fatiguée, tellement que la seule pensée de me lever pour faire la moindre des choses m'épuise. Comment garder le moral ? Tout à l'heure, mon fils m'a appelée. Nous avons parlé de tout et de rien et surtout pas de ma santé. Il ne m'a rien demandé : Pourtant, il ne peut pas ne pas savoir, donc, je n'ai rien dit. Quelque part, ça me fait mal parce que j'ai besoin de lui aussi. Je sais que c'est peut-être une forme de pudeur chez lui, parce que quoi dire ? Je ne suis même pas capable de répondre à cette question. Donc, voilà... On dirait quej'attends beaucoup des autres et que je n'ai pas ce que j'attends : j'attends quoi ? De l'attention pour me sentir moins seule et avoir envie de me battre. Mais je ne peux pas prétendre à la mobiliser sur moi non plus. C'est vrai que c'est lassant pour les autres. Que dire pour moi ? En ce moment, je n'en peux vraiment plus : trop de douleurs : Pourtant, j'essaie plein de choses, mais voilà.. Je me sens impuissante contre la maladie. Il y a si peu de répit. J'ai le sentiment de me faire dévorer.. J'ai peur que ça finisse par vraiment me marginaliser.

 

Entre deux séries de douleurs, nous sommes allés voir les beau-parents : Mamie était égale à elle-même même s'il y a eu pire : Papy bien évidemment, n'alait pas mieux : on dirait qu'il  passé un nouveau palier dans sa maladie (Parkinson) et peut difficilement parler désormais : il utilise donc des cris qui s'apparentent à la démence.. Pas facile.

Ensuite, nous sommes passés au cimetière : pas gai je sais, mais par moments, c'est nécessaire : toujours difficile pour nous deux et spécialement bien sûr, pour Christian quand il se trouve devant la plaque de M-Andrée et de Pierre (respectivment 37 et 22  ans). Dur de se dire que la vie peut être belle.. Et en plus, je suis là avec mes douleurs qui ne vont pas en s'arrangeant et qui nous découragent.. Et si le pire était à venir ? voilà, le moral n'est pas vraiment au rendez-vous.

 

Bon, je fais quoi alors ???

 

Pour me remonter le moral ou plutôt me donner l'énergie nécessaire pour me jeter à l'eau, je crois que je vais proposer d'aller voir Belle-Maman.. En principe, ça marche : Quand nous revenons, la cocotte est prête à exploser... et nous, à divorcer.....

 

OK : Je promets de lui donner une chance de se racheter mais si elle me dit qu'elle connait quelqu'un qui a la même maladie que moi, que c'est "circulatoire" (je hais ce mot), et que ça va s'arranger... Je l'étrangle... Mais il est tout à fait posssible qu'elle ne me demande même pas comment ça va....

 

 

 



Article ajouté le 2008-08-02 , consulté 8 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens


Retour aux articles