7 août 2008 : 15 ANS DE MARIAGE !

Faut le faire, non ? C'est un travail de longue haleine : Dur, dur de survivre au quotidien, pas vrai ? Il y a 15 ans, il faisait un temps magnifique. C'était la concrétisation d'une histoire qui avait débuté un an auparavant avec ma rencontre avec Christian dans des circonstances particulières mais qui peuvent donner de l'espoir à beaucoup. Alors, je vais vous la résumer ou tenter de le faire car voilà une heure que j'ai... mal partout et que je serre les dents !

Voilà : A cette époque, j'étais divorcée, avecx deux enfants. Je vivais avec un type comme je n'imaginais même pas qu'il pouvait en exister tellement j'étais naïve, mais là, c'était un vrai de vrai : un menteur, manipulateur, schizophrène, maniaco-ce-que-vous-voulez, un être puant et malfaisant, artiste-peintre dont la seule qualité était la peinture : c'était déjà quelque chose me direz-vous mais combien de fois, je l'aurais encadré dans ses toiles... Enfin c'est un autre débat ou plutôt une autre histoire que j'insérerai à celle-ci quand j'aurai le temps... Bref, après de multiples incidents graves survenus entre nous au cours desquels je lui avais demandé de partir (dame, il ne voulait pas : pour aller où ? car même si une cabane lui aurait suffi, il préférait quand même la maison avec son beau parc et son confort et pouvoir rajouter de la crème fraîche dans sa soupe de légumes..!). Ce week-end là, il était parti quelque part et j'étais seule chez moi, ma fille étant (une des rares fois de sa vie où cela s'est produit : chez son père) et je déprimais à mort parce que je subissais une situation dont je me sentais prisonnière. Gros coup de cafard. Je me dis que je voudais parler avec quelqu'un, avoir un ami (nous avions déménagé et je ne connaisais personne dans la région). Je fais une chose que je n'avais jamais faite avant : j'ouvre le journal gratuite "Info" et repère un numéro à composer par minitel (genre "rencontres sur la région) Je compose le numéro. On me dit qu'il faut ouvrir une boîte aux lettres.je ne suis pas douée pour ce genre de choses, donc j'essaie de suivre les instructions et je trouve une annonce qui dit en gros qu'un monsieur 37 ans à l'époque veuf avec deux enfants, cherche la même chose.. Je lui envoie donc un message laconique et je donne mon numéro de téléphone (j'ai appris par la suite qu'il était interdit de faire cela et que c'était pur hasard si le numéro n'avait pas été effacé pour éviter certains problèmes).. Environ 30 min plus tard, le téléphone sonne : Une voix d'homme répond : Il me propose de passer à la maison. je lui explique comment la trouver et nous prenons rendez-vous pour un peu plus tard ! Quand je repose le tél, gros coup de panique : Mais je suis folle ou quoi ? Et si je tombe sur un pervers ? Et si ? Et si ? Bref, je décide que s'il vient (peut-être qu'il changera d'avis, qu'il ne trouvera pas), je n'ouvrirai pas le portail. Quand quelqu'un sonne à l'interphone, j'ai ouvert. Et ma vie a changé.

 

Vous voulez en savoir plus ?

 

Il ne me semblait pas dangereux. Je ne me suis pas méfiée. Nous sommes rentrés et nous avons bavardé dans le salon. Pas longtemps. Dieu sait pourquoi, je me souviens lui avoir fait visiter la maison. Nous sommes montés à l'étage et entrés dans ma chambre. Nous n'en sommes ressortis que...le lendemain fin d'après-midi après de brefs interludes ! Que s'était-il passé ? Il m'avait brièvement parlé de son histoire (veuf depuis deux ans avec deux enfants alors en colonie de vacances, il déprimait en se retrouvant seul chez lui. Ce jour-là, rentrant du bureau, il a allumé le Minitel (Internet n'existait pas alors) et il a aperçu mon message. il a vite relevé le numéro de tel et appelé : (quand on sait comment il est  timide et réservé, on se demande comment il a osé sauter le pas... comme quoi), mai il m'a dit tout cela avec tellement de douceur, sans vouloir se faire plaindre du tout, il m'a fait parler de ma vie, il m'a écouté et c'est cela qui m'a touchée.

Quand il est parti parce qu'il fallait bien faire quelque chose, je l'ia suivi du regard par la fenêtre de la chambre bleue du rez de chaussée Je l'ai vu qui s'éloignait et je n'avais qu'une envie : Crier "Non, Reviens".
Déjà, il avait pris une place importante en moi et je savais que je ne pourrais pas vivre sans lui. très vite, nous nous sommes appelés. Et je saute les détails, moins d'un mois plus tard, nous habitions ensemble avec les enfants. Nous avions éjecté le coucou malfaisant. Et voilà, nous avons reconstitué une famille. Ses enfants avaient retrouvé une deuxième maman puisque la première était partie trop vite et que la plaie était encore béante Ma fille, Laetitia (après avoir mis à l'épreuve cet inconnu qui débarquait dans nos vie) était enchantée d'avoir trouvé un frère et une soeur déjà tous faits qui faisaient beaucoup appel à elle et étaient enchantés d'avoir une intermédiaire (elle avait 16 ans et eux 8 et 10) entre eux et nous; et ce sont eux qui bien avant nous ont ouhaité que nous nous mariions

Nous les avons donc écouté un an plus tard. Et ce 7 août 1993 était plein d'émotion car nous avions réuni trois familles, celle de Christian, la mienne et celle de leur maman. Pas facile pour eux forcément, mais la plupart était là et coup de chapeau à Christian car par  sa ténacité, il a réussi à m'imposer à tous et nous avons conservé intacts les liens des enfants avec la famille de leur mère pendant tout ce temps. Je suis très fière de cela.

15 ans ont passé : Il y a eu de merveilleux moments mais des choses terribles sont aussi arrivées. C'est ainsi que va la vie C'est ce qui construit les histoires.

Voilà : pour aujourd'hui, nous ne savions pas vraiment que faire : Nous avons décidé (pour essayer de contourner mes moments de douleurs) d'aller à la mairie de Limoges où nous nous sommes mariés (petit clin d'oeil : je crois que je vais mettre le tailleur que je portais ce jour-là, histoire de lui faire la surprise.. (pourvu que je rentre dedans !). Nous allons voir une exposition sur la porcelaine, puis nous irons passer la soirée dans un super restaurant gastronomique de St Léonard de Noblat où nous avons plein de souvenirs aussi.. Comme je suis à moitié shootée, peut-être que ça ira d'ici ce soir.

 

 



Article ajouté le 2008-08-07 , consulté 6 fois

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