20 Aout 2008 : Pas glorieux le réveil

Normal quand la nuit ne l'a pas été ! J'ai l'impression que plus le temps passe, plus je suis à l'état d'être larvé quand je me réveille... toujours avec mon mal de dos, des nausées (l'impression fausse pourtant d'avoir ingurgité du sucre (bonbons ou chocolats) avant de me coucher, la tête cotonneuse et les lombaires plombées... J'évite de regarder ma tronche dans le miroir de la salle de bain Je fais les choses au ralenti. Je commence par ouvrir la fenêtre : Indispensable pour moi : de l'air ! Bien sûr, ça fait râler mon mari. Je me demande si on peut appeler ça un toc mais quand je me lève, j'ouvre partout les fenêtres, sinon j'ai l'impression d'avoir du mal à respirer ! c'est ce qui m'inquiète un peu si nous déménageons dans la nouvelle maison qui aura un système de chauffage central : si j'ouvre comme ça, la consommation va être terrible. Il va donc falloir que je fasse différemment : Christian prétend que 15 min d'ouverture par jour suffisent. Même en hiver, sauf les jours les plus froids bien entendu, j'ouvre une bonne partie de la journée... sauf que ça, c'était avant la fibro et vu que je suis devenue très sensible aux changements de température depuis quelques mois, ça va peut-être changer.

Hier, j'ai commencé la journée dans un état semi-comateux ce qui fait qu'à 10 h25, j'ai réalisé que j'avais un rendez-vous pour ma mammographie à 10 h 20 aux Emailleurs ! C'est la première fois que je rate un rendez-vous ! les boules. Ensuite, j'ai eu le kiné :elle me fait beaucoup de bien (sur le moment) mais le trajet est trop long pour y aller. A 17 h, nous sommes allés voir, Christian et moi, la psychiâtre du Centre Esquirol que nous avions connue il y a 4 ans. Il a fallu parler, expliquer pourquoi on était là : ça demande déjà un effort important de mettre des mots sur les maux... je lui ai dit aussi que je ne voulais plus des anti-dépresseurs à cause de tous les effets secondaires qu'on avait eus à cette époque. Elle a finit par me dire :

 

bon, alors vous attendez quoi de moi ?

 

ben...  une écoute déjà, ne pas me retrouver seule avec cette maladie...

Elle m'a dit qu'elle pouvait me proposer de la relaxation, reste à savoir sous quelle forme. C'est ce qu'elle va chercher et me recontactera. ça me convient. Je préfère que ce soit encadré par elle et ne pas tomber sur n'importe quel tordu de l'annuaire : avec la chance que j'ai pour les dégotter... ça me rassurerait. Elle a prévu un rendez-vous par mois. ça me va aussi : je sais qu'en ayant renoué le contact; si je craque entre temps, je peux la recontacter.

 

Comme elle m'a dit : je suis une anxieuse de toujours et probablement pour toujours : difficile de changer certaines choses. Les traumatismes du passé sont toujours là quelque part : les douleurs s'atténuent un peu parce que le corps humain est fait ainsi, mais les cicatrices sont là. Le pire (peut-être pas le pire mais c'était quand même très important), j'ai oublié de lui parler de l'épisode de l'esthéticien qui a quand même "bouffé deux ans de ma vie : deux ans alors que je voulais un peu de détente... J'ai réussi à faire un peu l'impasse dessus mais je me méfie toujours. Mon réflexe lorsque j'arrive au portail de regarder partout est intact. C'est aussi pour ça que je serai contente de déménager, de rester sur liste rouge, etc. Terrible non ?

 

 



Article ajouté le 2008-08-20 , consulté 3 fois

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