24 août 2008 : le bonheur encore
Je ne m'en lasse pas : je dors et je me réveille dans un état normal. J'ai l'impression d'avoir fait un grand bond plusieurs mois en arrière( sauf bien sûr quand les douleurs reviennent dans la journée) comme la fatigue mais au moins depuis que je peux redormir, je n'ai plus les malaises qui me mettaient au bord de l'évanouissement. Et vraiment, le sentiment d'être redevenue la même : c'est énorme.
Je ne dirai pas "Pourvu que ça dure" : j'apprécie juste à fond et s'il faut emmener partout mes deux traversins avec moi, eh bien je le ferai car dans deux semaines, nous partons au Pays Basque pour le mariage de Caroline : un petit moment de plaisir qui sera lui aussi bienvenu et dont j'ai l'intention de profiter au maximum.
En plus, il fait un temps superbe : que demander de plus ?
A midi, nous sommes invités pour l'anniversaire des beau-frères de Christian qui ont 60 ans : eh oui : des jumeaux : ça va nous faire du bien de revoir tout le monde et de ne penser à rien, sauf que je ne boirai rien d'alcoolisé (pas un souci pour moi) car j'ai remarqué que la moindre goutte d'alcool me mettait dans des états pas possible : Donc, hormis un peu de bon vin rouge et il n'en manquera pas, je serai sage d'autant que nous avons proposé en guise de cadeau de leur faire un livre photos de la journée : donc à nous de travailler en ce sens.
21 h : ça été une bonne journée mais depuis 19 h, retour des douleurs et j'ai le feu aux fesses, enfin, je m'entends : j'ai comme des brûlures au niveau des lombaires et je ne sais plus comment m'asseoir. Les fourmis (à moins que ce soit des abeilles) ont de nouveau envahi mon talon gauche...Sans parler de cet énorme coup de fatigue qui fait que je me demande comment j'ai réussi à allumer mon ordi et encore moins à taper ne serait-ce que quelques mots. Mince : Bon, je ne vais pas me plaindre : j'ai eu un sursis aujourd'hui : j'ai vu plein de monde : bien, pas bien. J'ai vu aussi un petit garçon tout mignon de 3 ans qui m'a intriguée parce qu'il ne jouait pas avec les autres enfants. C'était un petit garçon comme on en voit sur les posters d'enfants : adorable. Un moment, il a traversé le jardin : il avait un grand chapeau d'adulte qu'il avait trouvé dieu sait où et il tenait un brin d'herbe dans ses mains : il semblait très absorbé par son brin d'herbe, comme s'il était dans un autre monde, marchant sans regarder les autres C'est juste qu'il est autiste : quelle tristesse pour lui et ses parents. Après cela, je la ferme : Plus rien à dire. Lui non plus n'a rien demandé.
Minuit quinze :
Mes douleurs ont encore augmenté tout à l'heure : insupportable. Moi qui croyais m'en tirer à bon compte aujourd'hui, j'ai dû céder et prendre deux comprimés de di-a. Ensuite, j'ai pris un truc pour dormir (habituel), mais impossible de fermer l'oeil. j'ai décidé de redescendre me faire une tasse de ... thé : je sais bien que ça n'est pas forcément le mieux pour dormir mais je n'ai envie de rien d'autre... Je voudrais juste me reposer. La douleur s'est un peu atténuée, mais elles ont gâché ma soirée : on aurait dit de vraies brûlures.
je ne sais pas quoi faire pour me changer les idées : je n'arrive même pas à penser à la maison : Dans l'état où je suis, rien ne me semble possible : tout me semble impossible comme déménager en deux mois !

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