1er Sept 2008
J'ai attaqué cette semaine par une séance de balnéo : il y a pire, non ? J'attends le début d'après-midi pour commencer la relaxation à l'hôpital. j'ai vraiment envie que ça marche.. mais ça ne dépendra pas forcément de moi...
Demain, Clara va aller à l'école pour la première fois (elle a deux ans et demi) : je voudrais bien l'imaginer... Je pense qu'elle ne va pas tenir en place et que ça va lui plaire. J'ai demandé à Christophe de faire une photo d'elle, mais ni Isabelle ni lui n'auront le temps.... Bizarre non ? Le jour de la rentrée, je travaillais aussi et j'arrivais à faire des photos d'eux avec leurs cartables neufs... Ce sont des souvenirs... Je me souviens aussi que Christophe DETESTAIT les rentrées. La pire a certainement été une qu'il a faite dans un préfabriqué à l'école de Crozet. Lorsque j'ai réussi à m'éclipser, il a failli démonter les lieux à coups de coups de pieds. Je rois même qu ej'ai dû aller le récupérer avant la récréation tellement ça se passait mal. Et j'ai dû déployer pas mal de ruses pour qu'il consente à y retourner en début d'après-midi : entre autres, on avait préparé un gros bouquet de fleurs pour la maitresse : ça a aidé à faire le premier pas ! Quel stress pour moi aussi.. Et après cela, il fallait aller au bureau : Difficile d'avoir le coeur léger. Contrairement à son frère, Laetitia a toujours adoré l'école et les rentrées, les copines, etc. ça facilitait bien les choses !
Ensuite, notamment pour Cathy et Pierre, le pire souvenir que j'avais c'était les listes de fournitures scolaires : qu'est-ce que je les détestais !!! Et ensuite, il fallait entreprendre les devoirs : là, nous devrins avoir gagné notre place au paradis entre Pierre qui était dur comme... une pierre et s'il avait décidé qu'il ne faisait pas son devoir, pouvait rester dessus pendant des heures entières (on se lassait avant lui et toutes nos soirées étaient pourries) sans écrire un mot et rendait des feuilles vierges même à ses profs... et Cathy qui avait moins de facilités que lui mais à qui il fallait beaucoup plus d'efforts pour avoir des résultats... J'en ai bavé aussi avec elle. J'ai dû revoir tous les verbes irréguliers (en anglais), la grammaire, etc. Tant que je la tenais fermement sur les leçons et devoirs, elle arrivait à avoir des notes correctes, dès que je relâchais mon attention, les notes dégringolaient.. Je l'ai donc tenue jusqu'à ce qu'elle aie son bac : C'était le but.
22 heures
Aujourd'hui, je suis donc allée pour la première fois à la relaxation de l'hôpital et j'ai été heureusement surprise. La séance se passait dans une salle spécialement réservée à cet effet. Nous étions 6 personnes dont la plupart des patient(es) : Ne pas trop s'attarder : Certains ont des discours un peu.. perturbants.
La séance se passait dans une salle spécialement dédiée à la relaxation : éclairage tamisé, musique douce. Nous étions allongés sur des tapis de sol en mousse. La "thérapeute" (je ne sais pas comment l'appeler) a d'abord veillé à ce que chacun soit confortablement installé. Pas évident pour moi à qui toutes les positions sont inconfortables mais à force de coussins judicieusement placés sous la tête, les genoux, les jambes, etc; tout a pu commencer. J'avoue avoir eu un peu de mal au début : Pas facile de m'imaginer découvrir mon corps...de l'intérieur ! J'ai même réprimé quelques fou-rires mais je ne voulais pas déconcentrer les autres Enfin, j'ai décidé de me laisser prendre au jeu. Et voilà, pour la première fois de ma vie, j'ai compris le bienfait que mon corps pouvait ressentir à se trouver dans une bonne position, c'est-à-dire, confortablement allongé, tout bien aligné : j'avais l'impression (bonne) que l'air circulait de ma tête aux pieds et ça me faisait un bien fou. Je renouvelerai l'expérience : j'ai décidé que je vais me faire prescrire les ustensiles nécessaires puisqu'ils peuvent être remboursés par la sécurité sociale et je pratiquerai à la maison aussi. La deuxième partie de la séance a été plus difficile pour moi lorsque la thérapeute nous a interrogés les uns après les autres sur ce que nous avions ressenti. je n'aime pas parler de moi devant les autres et est-ce vraiment utile et bon pour son moral d'entendre les histoires (forcément tristes pour des causes diverses) de ceux qui sont là : ça fait un peu voyeur. Mais bon. l'intention y était et j'ai appris des choses. J'y retournerai tous les mercredi. Donc lundi et vendredi : balneo et mercredi : relaxation. c'est déjà bien : je suis contente de ce programme : j'ai l'impression qu'on s'occupe de moi et que je fais des choses pour aller mieux, donc c'est bien.
J'ai décidé aussi de faire partager quelques uns de mes poèmes : ça été une découverte : je ne me souvenais pas d'en avoir écrit autant et j'en ai encore plein sans compter tous les écrits. Est-ce que j'aurai le temps de tout retaper ? Pourquoi cette envie de garder des traces ? Un certain besoin de vérité peut-être et sait-on jamais, si je perdais la mémoire ou mes souvenirs, il resterait quelque chose de mon histoire qui pourrait aider certains à comprendre. Mais il ne faudrait surtout pas croire que ma vie n'a été que malheur : Elle a été aussi intéressante et justement, pleine de vie. Quand j'y repense et que je revois tout ce que je faisais (surtout entre la période qui a suivi mon divorce (1980) jusqu'à il y a peu, je me demande si je n'étais pas quelque peu "Hyperactive" ? Peut-être est-ce un début de réponse... J'ai voulu avoir une vie pleine, je l'ai eue : pleine de quoi en fait ? mais de plein de choses : d'amour, d'amitié, de famille, de travail, de joies, de peines, mais comme tout le monde finalement : sauf que moi j'ai écrit tout cela. L'important, c'est d'avoir aimé et d'avoir été aimée.

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