4 septembre 2008
lundi et mardi, j'avais eu l'excellente surprise de ne pas devoir prendre de médocs. Bien sûr, j'avais fait la balnéo, la relaxation et les séances d'électrodes, mais les douleurs avaient été supportables et supportées. J'étais contente et j'avais un petit espoir : (je sais, je sais, je suis incorrigible : en cas d'acalmie, je me dis que le mal est peut-être derrière moi), mais il n'était pas loin et m'est retombé dessus encore plus violemment hier en fin d'après-midi. Oserai-je dire que j'avais oublié combien ça peut faire mal ? Ben, presque. Désormais, je sais reconnaitre une crise de douleurs qui apparait : Je ne sais pas si ça arrive à d'autres, mais je commence par avori mal (ou une certaine raideur) à la mâchoire et beaucoup de salive dans la bouche, puis la douleur des lombaires augmente. Ensuite, c'est la loterie : épaules ? nuque ? bras jusqu'aux doigts ? cuisses (dessus) : l'embarras du choix. Mais là, aie, aie, aie ! mes mâchoires se serrent tellement que j'ai du mal à parler : d'ailleurs dans ces moments-là, je n'en n'ai pas envie. Et je me recroqueville de douleurs : ce qui ne favorise pas la détente musculaire, mais tout devient incontrôlable. Quand je sens poindre le mal, je tente de prendre un comprimé de di-a mais vite, je m'aperçois que ça ne sert à rien. j'en prend donc très vite un second et j'essaie de me limiter à cela pendant un moment, mais si je m'écoutais, j'avalerais la boite entière dans l'espoir de me calmer. Je résiste autant que je peux. le soulagement peut prendre 1/2 h comm 3 ou 4 h ! Pendant ce temps, je suis super tendue, ne supporte rien (normal : j'ai MAL !). Alors qu'on ne me demande pas si j'ai mal : ça se voit non ? ou alors qu'on constate quand même que j'ai mal parce que si on fait semblant de ne pas le voir alors que j'ai l'impression d'être une vraie loque, ça m'énerve aussi. J'ai envie qu'on reconnaisse que je souffre, qu'on me prenne dans ses bras sans attendre que je le demande, qu'on me rassure ..
Chéri : des phrases du style :
- c'est effrayant de voir à quelle vitesse ça se dégrade...
- je voudrais t'aider mais je ne sais pas que faire (te l'ai déjà expliqué)
ou alors
- pourquoi ça nous arrive à nous ? (pas à nous Chéri : A MOI !: sûr que tu veux partager ?)
OUBLIE-LES.
je sais : pas facile de savoir que faire, dire ou ne pas dire, mais cherche bon sang, cherche par amour ce qui peut aider et s'il te plait, fais semblant d'être POSITIF parce que moi, je ne le suis pas.
Le même jour mais pas la même personne : Et pour cause ! je suis allée chez le coiffeur et j'ai demandé à changer de tête :! Pour une fois, mon désir a été exaucé : j'attends ce soir pour voir celle de Christian et sa réaction, mais quelqu'elle soit j'ai perdu quelques années... Enfin, j'ai juste oublié que pendant les deux heures que j'étais là-bas, grâce aux super lumières je suppose, j'ai remarqué que j'avais deux rides sur le front : les larmes me sont montées aux yeux.. Dois-je dire "désormais" ou peut-être que c'est juste parce que j'étais très fatiguée ce matin.. Je vais attendre quelques jours pour décider : Heureusement que j'ai fait une frange !!!!
Demain matin, nous partons au Pays Basque pour le mariage de Caro : je vais essayer de ne pas me demander comment je vais être... Ne pas y penser : peut-être que ça marchera ?

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