17 septembre 2008
Hier soir, à la même heure que la veille et les jours précédents (hasard ou coïncidence ?), c''est-à-dire juste avant de manger, je me dis que : tiens, on dirait que je sens quelque chose... je fais mine d'ignorer ladite chose, histoire de ne pas lui donner trop d'importance. La salive monte dans ma bouche, une espèce de douleur (difficile de la définir vraiment) vient dans mes dents/gencives, quelques lancées dans le bas du dos... Je me dis :
- oh, oh : pas de doute : Il faut que je prenne quelque chose et vite.
Je demande à Christian d'aller me chercher mes cachets de Di-A. Il est sur son ordinateur portable (à côté de moi). Il continue sans broncher son activité. Je répète ma question, étant entendu que si je pouvais aller les chercher moi-même, il serait plus simple d'y aller mais il y a exactemnt 30 marches à monter, sans compter les pas sur les paliers.... à multiplier par deux si je veux redescendre...
L'exaspération monte vite, aussi vite que la douleur.. Finalement, il y va et j'en avale deux d'un coup mais je sais déjà qu'il est trop tard et que ce tout petit laps de temps a laissé le temps à la chose de s'installer... Je suis très énervée, sans vraie raison comme si les choses m'échappaient : rien qui soit justifié vraiment : juste cette douleur qui m'étreint. Je m'oblige à préparer le souper mais une fois de plus, je ne resterai pas à table jusqu'au bout du repas tellement j'aurai mal... (si au moins ça servait à me faire maigrir..! : même pas !). Quand j'arrive dans le salon, je m'étends, mais je pleurer à chaude larmes : douleur et frustration une fois de plus.
Christian est blème : au sens propre et figuré : il ne sait plus comment me "manager", pourquoi les choses partent si vite en vrille ? Je n'arrive pas à lui faire comprendre que les douleurs arrivent aussi rapidement et sont si fortes que je ne contrôle plus. S'il pouvait s'en souvenir d'un jour sur l'autre et ne pas attendre que je lui dise : j'ai mal : tu te souviens ? Très mal ? Et tu sais quoi ?
Prend les devant, éventuellement demande-moi si j'ai mal et quand je dis oui, ne dit pas : mais qu'est-ce qui nous arrive encore ? Pourquoi nous ?
Oui, je sais que tu en as peur, très peur pour moi, pour nous, à cause de tout ce qui est déjà arrivé mais aide-moi au moins à croire que cette fois ça sera différent et qu'on se battra ensemble et que tu ne me laisseras pas bouffer par cette saloperie.. Juste qu'il faudrait que tu y croies, et ça, je ne suis pas sûre que tu y arrives. Alors, souvent je m'en veux de ne pas arriver à cacher mes douleurs, mais elles me dépassent aussi.
Ras le bol, douleur, frustration : A part ça, tout va bien. il n'y a que le réservoir à larmes qui fonctionne bien.. depuis 4 ans et demi.
J'allais oublier qu'après la nuit (moche) que j'ai encore passée avec un mal de dos qui recommence à être violent et la difficulté que j'ai eu à me lever ce matin (impression que mes lombaires étaient coulées dans du plomb), j'ai décidé d'aller revoir mon médecin généraliste. pas de bol, il était en vacances et remplacé par une jeune beurette qui doit être bien notée par la sécurité sociale car vu son sourire, son affabilité, il est certain qu'on ne va pas la consulter pour le fun ! bref... j'ai fais le plein de médocs.. (régénéré mon stock histoire de ne pas stresser en cas de pénurie) et je lui ai demandé (oui , oui) de me faire un mot pour le centre anti-douleurs de Limoges Je ne voulais pas en entendre parler jusque là mais maintenant, c'est devenu trop dur). Elle m'a dit :
- vous avez essayé le Neurontin ?
(c'était écrit dans mon dossier que je n'en voulais pas)
- non
- Alors si vous ne voulez pas prendre les médicaments, comment voulez-vous qu'on vous soigne ?
J'étais vexée. J'ai réfléchi. J'ai décidé d'essayer quand même : Promis, je le voulais. Juste qu je n'ai jamais pu retrouver la boite : J'ai pris ça comme un signe du destin... et j'ai réattaqué avec l'Acupan tout à l'heure parce que Cruella n'était pas loin et que cette fois, j'étais bien décidée à lui barrer la route.
20 h 30
Pour le moment, les douleurs sont supportables sauf que depuis que j'ai pris l'acupan, je suis frigorifiée de la tête aux pieds et que j'ai des nausées : les nausées : je ne supporte pas : j'ai donc passé un après-midi à ne rien pouvoir faire du tout : voilà le choix : être mal ou très mal... D'un côté comme de l'autre, c'est pourri.
J'ai contacté le Centre anti-douleurs : on me proposait un rendez-vous milieu décembre ... 2008, je vous rassure ! Comme je me disais que si je pouvais attendre décembre, je pourrais tout aussi bien attendre plus longtemps ou ne pas y aller, on a fini par me proposer une autre date : mi-Novembre. Déjà mieux non ?
p.s. J'ai fait une chose pas bien (quoi que..) : j'ai ouvert le courrier rédigé par le médecin pour le Centre anti-(j'allais écrire : antipoisons, mais c'est pareil)-douleurs : elle avait écrit que j'avais une hernie cervicale et lombaire et une fibromyalgie .. j'étais presqu'étonnée : Ainsi,c'est donc vrai : écrit noir sur blanc : j'ai fait une photocopie. Envie de se faire mal ??

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