2 Octobre 2008
Me revoilà.. mieux qu'hier, mais quelle soirée ! Depuis quelque temps, je termine rarement mes repas : c'est toujours vers ce moment-là que les douleurs atteignent leur paroxysme et là, mieux vaut ne pas me chatouiller ! ça, ce n'est pas le plus difficile à faire (me foutre la paix), mais est-ce qu'"ON" ne pourrait pas prendre des initiatives comme celle pourtant simple, de mettre la table, de donner à manger aux chiens , etc ? Le simple fait de devoir demander m'est difficile parce que dans ces moments-là, j'ai du mal à articuler comme si ma mâchoire était décalée (je préfère ne pas m'apesantir sur ce sujet tellement j'ai peur de ce que ça peut vouloir dire) mais surtout : EN FAISANT LE MOINS DE BRUIT POSSIBLE ! Mais ça, il semble que ce soit insurmontable : claquer les assiettes sur la table (désolé : elles sont en porcelaine, mais en papier.. oui, mais justement, la porcelaine, c'est fragile non ?), les portes des placards : oui, on peut les fermer doucement et non pas les balancer pour qu'elles ferment toutes seules... Tiens, en parlant des portes des pièces : LES FERMER pour que les chiennes n'aillent pas là où elles ne sont pas autorisées à aller : ça évitera qu'elles mettent de la boue même sèche sur les tapis et que je doive repasser l'aspirateur.... etc, etc. J'ai l'impression que chaque jour, je dois répéter la même chose et en réponse j'obtiens un soupir, un air excédé qui dit : tu es bien agressive.. Agressive ? J'ai MAL, SUPER MAL : voilà c'est tout.
Donc, tension.
Il ne m'a pas demandé comment j'ai passé ma journée : c'est vrai qu'elles ne sont pas follichonnes, mais j'aurais bien voulu lui raconter comment c'était passé la séance de relaxation parce que ç'avait été... éprouvant. Du coup, pas de question : pas de réponse. j'ai gardé ça pour moi. Too bad.
Le plus gros défaut de Christian ? Il n'écoute pas ou il n'entend pas, ou un peu des deux. Ce qui me met hors de moi ? Quand je lui raconte quelque chose et que je sens qu'il ne m'écoute pas, je termine ma phrase par quelque chose de complètement débile en alignant des mots qui n'ont pas de sens les uns après les autres et même en finissant par "pipi caca" : et il ne remarque rien... là, oui : je deviens agressive et parler aux murs est plus revalorisant.
Il a des excuses : le boulot, les soucis, les pépins, une déprime soujacente... Et moi : Ben oui quoi : je lui cause des soucis : je suis chiante (je ne l'étais pas avant ?), je ne suis pas marrante (toujours malade) et on ne peut plus voyager (ça, c'est dans sa tête : le docteur a bien dit que les choses qui me font plaisir me font du bien... à méditer)..
Sinon, il n'est pas le pire des hommes loin de là : c'est juste un homme qui devrait faire plus attention à sa femme qui a besoin de lui.
Oui mais voilà : elle a beaucoup besoin de lui depuis quelque temps : parce qu'elle a mal, parce qu'elle a peur, parce qu'elle en a marre d'avoir mal et peur.
Le même jour : Grosse crise depuis 16 heures : Médication habituelle. La cerise sur le gâteau : la gratouille est revenue c'est-à-dire que j'ai des démangeaisons sur le visage, la tête et même le corps tout entier : ça a l'air con mais c'est très énervant.
Encore une journée gâchée.

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